LE DIALOGUE NATIONAL OU L’EUTHANASIE DE LA SOUVERAINETÉ CONGOLAISE: Lettre aux Congolais et à mon frère Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo Président de la République_*

 LE DIALOGUE NATIONAL OU L’EUTHANASIE DE LA SOUVERAINETÉ CONGOLAISE: Lettre aux Congolais et à mon frère Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo Président de la République_*

Alors que la chute d’Uvira a consacré l’échec cinglant du bilatéralisme RDC-Rwanda sous médiation des Etats-Unis d’Amérique, et que les pressions pour un « dialogue national » s’amplifient, Léon Engulu III, l’un des artisans de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, rejette l’idée d’un dialogue sous agression rwandaise. Dans cette tribune sans concession, il démontre comment une diplomatie congolaise amnésique, en écartant délibérément ses experts historiques au profit de « néophytes costumés », a désarmé le pays et prépare aujourd’hui, sous couvert d’un dialogue sans objet, l’euthanasie politique de la souveraineté nationale.

 

*Par Léon ENGULU III Philosophe et Ingénieur, Ancien Coordonnateur a.i du Mécanisme National de Suivi (MNS), Ancien Conseiller politique aux Affaires étrangères, membre de la délégation technique pour l’Accord-cadre d’Addis-Abeba en 2013 en réponse à l’agression rwandaise par son utilitaire M23. Porte-parole de l’ASSEPICO, fraternité des Filles et Fils des Pères Pionniers de l’Indépendance de la RD Congo.*

 

L’offensive éclair de la RDF-AFC-M23 sur Uvira, déclenchée moins de sept jours après la signature solennelle des accords de Washington le 4 décembre 2025, doit être lue comme le point d’orgue d’un effondrement stratégique total, l’épitaphe d’une diplomatie congolaise réduite à l’improvisation et gouvernée par une amnésie institutionnelle délibérée. Ce camouflet, ce « doigt d’honneur » lancé à la médiation américaine par l’agresseur lui-même, révèle la vanité des pactes conclus dans l’ignorance des dossiers et dans la négligence de la mémoire. Dans ce contexte de capitulation en rase campagne, un nouveau mantra, aussi séduisant que vénéneux, cherche à s’imposer comme la panacée, le « dialogue national ». Aux autorités de la République et à l’ensemble de la classe politique congolaise, à mes compatriotes, un avertissement doit être lancé, clair et sans équivoque.

 

Ce dialogue, dans les circonstances présentes, n’est pas un remède à l’agression. Il en est l’achèvement politique, la technique suprême de légitimation de l’invasion. C’est le processus par lequel une nation, sous l’emprise d’une fatigue psychique savamment entretenue par des congolais à la solde de l’étranger, accepte de négocier les termes de sa propre soumission. En philosophie politique, un État qui consent à discuter de son droit fondamental à exister et à se défendre avec l’entité qui le mutile et le spolie, cesse immédiatement d’être un sujet souverain pour se réduire à l’état d’objet, de butin à partager. Le « dialogue national » proposé aujourd’hui, le énième, est précisément ce moment de bascule où l’impératif régalien de défense capitule devant une agression documentée par l’ensemble des organisations internationales, éludée par la propagande pastorale de la CENCO et de l’ECC, comme dans une morale de conciliation avec l’agresseur rwandais et ses supplétifs identifiés. Ce projet de « dialogue national » décrété sans mandat populaire et sur la base d’une analyse profondément faussée de la crise n’est pas l’objectif des Congolais épris de paix. L’agresseur rwandais doit être bouté hors du territoire national, avec ses fantoches, c’est ce qui est attendu par le peuple Congolais de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant et protecteur de la souveraineté et de l’intégrité du territoire national.

 

*Uvira, de l’abandon d’Addis-Abeba à la faillite de Washington*

 

La prise d’Uvira, ville stratégique dont la proximité avec Bujumbura (à peine 20 kilomètres) transforme instantanément un conflit localisé en crise régionale explosive, sonne le glas définitif de l’accord de Washington. Cet échec n’est ni une surprise ni un accident de parcours. Il est le résultat logique, presque mécanique, d’une trajectoire d’affaiblissement suicidaire entamée il y a plusieurs années, celle de l’abandon systématique de l’architecture de sécurité collective, multilatérale, mondialement parrainée, forgée à Addis-Abeba en 2013.

 

L’Accord-cadre d’Addis-Abeba, signé sous l’égide de l’Union africaine et des Nations Unies, sous le parrainage des Etats-Unis, de la France, du Royaume uni, de la Belgique, et avec l’appui de la Banque mondiale, était un dispositif politique et sécuritaire international cohérent, une réponse multilatérale concertée à l’agression rwandaise. Sa force résidait dans son caractère inclusif et contraignant, cet accord plaçait la crise sous la surveillance active de Garants (l’UA, l’ONU, la SADC, la CIRGL) et de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs). Ce cadre faisait de toute violation, de toute avancée militaire rwandaise ou de son utilitaire M23, une offense directe à la communauté internationale mobilisée, et non un différend bilatéral entre Kinshasa et Kigali. Il créait un coût diplomatique élevé et collectif pour l’agresseur. Le Mécanisme National de Suivi (MNS), que j’ai eu l’honneur de coordonner par intérim, était l’émanation diplomatique, politique et technique de ce dispositif. Sa mission était primordiale, documenter les violations, analyser la mise en œuvre, maintenir la mémoire des engagements, et servir de colonne vertébrale technique à la position diplomatique congolaise. Il était le gardien de la « trajectoire d’Addis-Abeba ».

 

Or, c’est précisément cette trajectoire et cette mémoire qui ont été jetées par-dessus bord. Sous l’influence de conseillers profanes ayant présenté Addis-Abeba à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo comme une « impasse » ou un « héritage encombrant », la RDC a progressivement démantelé son propre bouclier. Elle a quitté la table multilatérale pour se précipiter dans des aventures bilatérales hasardeuses comme les pourparlers de Doha avec le M23, puis l’accord de Washington avec le Rwanda, sous médiation unilatérale américaine. Ce faisant, le pays a commis une faute stratégique majeure ; il a troqué une assurance-vie collective, fondée sur le droit international et la solidarité africaine, contre une politique de pari, fondée sur la bonne volonté déclarative d’une seule puissance extérieure et sur la promesse fallacieuse d’un « deal » minier. Donald Trump lui-même a résumé cette logique dans une déclaration sordide : « J’ai mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda, ils m’ont dit : « S’il vous plaît, venez prendre nos minerais. » ». La RDC s’est ainsi engagée dans un marché de dupes où elle offrait l’accès à ses richesses en échange d’une sécurité que le médiateur américain n’avait aucune intention de fournir. Moins d’une semaine après la signature, l’agresseur prouvait son mépris total pour l’accord en s’emparant d’Uvira, pendant que les organisations internationales et régionales (la CIRGL exceptée) observaient un silence de plomb, déliées de toute obligation par l’abandon congolais du cadre qui les impliquait.

 

Cette amnésie stratégique est indissociable d’une carence institutionnelle volontaire, d’un complexe suicidaire vis-à-vis de l’expertise nationale. Pendant que le Rwanda déploie, depuis près de trois décennies, une diplomatie de l’ombre d’une redoutable continuité, pilotée par des figures comme l’actuel ministre des Affaires étrangères Olivier Nduhungirehe, un technicien du dossier des Grands Lacs depuis plus de vingt ans, formé et conseillé par des stratèges aguerris comme James Kabarebe ou Louise Mushikiwabo, la RDC, elle, pratique la table rase. Elle envoie dans des négociations d’une complexité extrême, où se joue son intégrité territoriale et sa survie existentielle, des « néophytes costumés », des conseillers sans histoire institutionnelle, sans mémoire des dossiers, sans maîtrise de l’épaisseur historique du conflit, sans expérience de la négociation internationale complexe.

 

Le contraste est criant, et son issue tragiquement prévisible. Face à la « mémoire des canons de l’agression rwandaise », la RDC oppose l’oubli organisé. Pire, ses bredouillages diplomatiques écartent systématiquement, et ignorent, les très rares dépositaires de la mémoire institutionnelle et technique congolaise. De François Muamba, premier Coordonnateur du Mécanisme National de Suivi, Léon ENGULU III, Coordonnateur intérimaire, Denis Kalume (général à la retraite), à Claude Ibalanky qui a tenu le poste pendant quatre années critiques, à Alphonse Ntumba Luaba, ancien Secrétaire exécutif de la CIRGL et actuel Coordonnateur, aucun expert n’a été mobilisé pour les négociations de Doha ou de Washington, malgré le fait que leurs compétences ne sont pas substituables. Leur crime ? Avoir construit, archivé, compris. Leur absence des négociations de Doha et de Washington est la cause technique directe de la débâcle diplomatique de la RDC dans les Grands lacs. Le recrutement de stratèges de salon a jeté à la poubelle la bibliothèque complète des procès-verbaux, des cartes, des comptes-rendus d’engagement, des analyses stratégiques accumulées depuis 2012. On a envoyé le pays, les yeux bandés et sans boussole, négocier le tracé de ses propres frontières avec un adversaire qui, lui, possède tous les repères. Le résultat est sous nos yeux, trois provinces sont partiellement occupées par les forces conjointes RDF/AFC-M23, et la communauté internationale, bien que « préoccupée », n’a opposé à cette avancée que des déclarations verbales, constatant l’absence de cadre de réflexion congolais crédible.

 

*Le « dialogue national » ou la reddition coupable*

 

C’est dans ce vide abyssal, créé par la méconnaissance de la trajectoire et l’incurie diplomatique, que surgit avec force la proposition du « dialogue national », portée avec une ferveur inquiétante par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Il importe de saluer ici la sincérité de leur démarche pastorale, animée par un souci légitime de paix et de réconciliation des cœurs. Cependant, lorsque des institutions morales se mêlent de définir les paramètres d’une réponse stratégique à une agression armée, elles franchissent une ligne rouge. Elles substituent à la logique du politique, qui est celle de la souveraineté, des frontières, de la légitimité de la violence d’État et de la distinction ami/ennemi, une logique pastorale, celle du pardon, de la parole réconciliatrice et de l’unité spirituelle. Or, confondre ces deux registres en temps de guerre, c’est s’exposer à un désastre.

 

Les faits, établis par les propres rapports du Conseil de sécurité des Nations Unies, sont têtus et désignent une crise exogène. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a alerté sur le risque d’embrasement régional. Les États-Unis ont publiquement accusé le Rwanda d’avoir déployé entre 5 000 et 7 000 soldats de ses Forces de défense (RDF) sur le sol congolais et de lui avoir fourni un soutien matériel direct, incluant des missiles sol-air. La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a porté ces accusations sur la place publique onusienne, réclamant des sanctions. Dans ce contexte, insister pour un « dialogue national », c’est réaliser, par un tour de passe-passe sémantique, le rêve stratégique de Kigali. Cela opère trois renversements mortels pour la souveraineté de la RDC.

 

Premièrement, cela valide et internalise le narratif de l’agresseur. Le Rwanda, depuis toujours, et pour couvrir sa politique de pillage depuis 30 ans, présente le conflit comme la résultante d’une « crise de gouvernance » congolaise interne ou, selon les circonstances, du « malaise » d’une communauté présentée comme « Banyamulenge » d’origine « tutsie », niant son rôle documenté d’envahisseur et de pillard. En acceptant de lancer un dialogue national sur la « crise », la RDC entérine ce récit fallacieux. Elle rencontre l’idée fausse que le problème est d’abord à Kinshasa, dans un « pacte social » chrétien, et non à Kigali dans les bureaux d’état-major qui planifient une invasion tri-décennale. Elle offre ainsi à l’agresseur l’alibi politique attendu, il ne fait que répondre aux « aspirations » de populations locales.

 

Deuxièmement, cela institue une parité politique et morale délirante. Un dialogue national, dans l’acception qui en est promue, impliquerait de faire s’asseoir à la même table, avec un statut de quasi-égalité, le Gouvernement légitime issu du suffrage universel, la majorité et l’opposition politique constitutionnelle, et les chefs de groupes armés, dont le M23/AFC, composé de combattants rwandais, avec la bénédiction pastorale de la CENCO et de l’ECC. Cette approche effacerait la frontière entre le sacrée, le souverain et l’agression, entre le dépositaire de la violence légitime et le mercenaire de l’étranger. Elle accorderait une reconnaissance politique à ceux dont le seul projet est la destruction de l’État qu’ils prétendent vouloir « réformer ».

 

Troisièmement, et c’est le point le plus concret, cela enclenche irrémédiablement le mécanisme historique de la redistribution fragilisante et du renversement programmé du pouvoir en place. L’histoire politique de la RDC est éloquente. Chaque fois qu’un dialogue a été imposé au pouvoir central sous la pression des armes ou de pressions internationales extrêmes (Sun City, le dialogue de la dernière chance, etc.), il n’a jamais abouti à renforcer l’État. Il a toujours été le prélude à un « partage du gâteau » sécuritaire et politique qui a neutralisé l’autorité régalienne. Le modèle du 1+4, les processus de brassage et de mixage des armées, ont été des machines à dissoudre la cohésion et le commandement de l’armée, à intégrer les vecteurs de l’ennemi au cœur de l’appareil d’État. Accepter un dialogue national aujourd’hui, alors que l’armée est en difficulté sur le terrain et que la légitimité du régime est sapée par l’échec, c’est signer l’acte de naissance de sa propre mise sous tutelle.

 

Les groupes armés et leurs sponsors politiques exigeront, et obtiendront, des postes clés dans l’armée, les services de sécurité, l’administration territoriale des provinces conquises. Ils ne chercheront pas la paix ; ils chercheront à pérenniser et à légaliser leur mandat rwandais. Ce dialogue serait l’antichambre non d’une paix, mais d’une fragmentation légalisée de la République, une partition qui entérinerait le contrôle rwandais sur l’Est riche en minerais. La question fondamentale, que les promoteurs de ce dialogue éludent soigneusement, reste sans réponse : de quoi parlerait-on exactement ? De la Constitution ? Des élections passées ? De la gouvernance ? Aucun de ces sujets, aussi légitimes soient-ils en temps de paix, ne fera reculer d’un mètre les bataillons rwandais de Goma, Bukavu ou Uvira. C’est répondre à la politique de la canonnière par une thérapie de groupe.

 

*Le sursaut souverain de Félix-Antoine Tshisekedi*

 

Face à ce péril existentiel qui combine défaite militaire, faillite diplomatique et intoxication politique par le dialogue, l’heure n’est pas à la conversation élargie, mais au sursaut. Un sursaut fondé non sur l’improvisation ou le mysticisme politique, mais sur deux piliers concrets et urgent, la restauration de la compétence d’État et la réaffirmation claire de l’impératif régalien.

 

La première urgence absolue est de restaurer la mémoire et la compétence de l’État. Il faut mettre un terme immédiat à la politique de la table rase et des balbutiements diplomatiques d’apprentis négociateurs. Cela passe par un acte politique fort et symbolique, la convocation et la réintégration officielle au cœur du dispositif de décision stratégique des experts historiques du Mécanisme National de Suivi et des anciens négociateurs d’Addis-Abeba. Les François Muamba, Léon Engulu III, Denis Kalume (retraité), Claude Ibalanky, Alphonse Ntumba Luaba doivent être consultés, écoutés, et leurs archives techniques doivent redevenir le socle de la position congolaise. Leurs compétences ne sont pas substituables. Ils sont les seuls à pouvoir, aujourd’hui, reconstituer la généalogie des engagements violés, documenter le pillage systématique, et concevoir une diplomatie qui ne soit plus de la mendicité sécuritaire ou de la naïveté, mais du combat juridique et politique informé. Cela implique aussi de cesser de fantasmer sur des médiations exotiques et de réactiver résolument la « trajectoire d’Addis-Abeba ». Il faut exiger que la neutralisation de l’agression rwandaise soit réendossée par ses Garants originels : l’Union africaine, la SADC, la CIRGL : l’ONU et ses Parrains les Etats-unis, le Royaume uni, la France et la Belgique. La RDC doit plaider pour la tenue d’une conférence internationale de suivi de type « Addis-Abeba+ », qui remettrait la pression multilatérale au centre du jeu et sortirait le pays de l’isolement mortel du face-à-face avec Kigali.

 

La seconde urgence est de raffermir le front régalien et de clarifier l’objectif national. L’unité du pays ne se construira pas dans le brouillard équivoque d’un dialogue aux finalités floues, mais dans la lumière crue d’un objectif simple, fédérateur et non négociable : la défense et la restauration de l’intégrité territoriale. Toute l’énergie de l’État, toute la mobilisation patriotique, doit être canalisée vers ce but. Sur le plan diplomatique, cela signifie porter sans relâche, avec l’appui des experts retrouvés, les demandes de sanctions formulées à l’ONU, sanctions ciblées contre les responsables rwandais, embargo total sur les minerais en provenance illicite de RDC, embargo sur les armes à destination du Rwanda, et révocation du statut de contributeur aux opérations de paix pour Kigali. Il faut une diplomatie de combat, documentée, infatigable, qui transforme les condamnations verbales de la communauté internationale en coûts réels pour l’agresseur. Sur le plan intérieur, cela implique de refuser catégoriquement toute équivalence entre l’État et les groupes armés. L’unité nationale se forge dans la résistance à l’envahisseur, pas dans la négociation avec ses complices.

 

Le choix devant lequel la République démocratique du Congo se trouve est clair, c’est un choix de vie ou de mort politique. D’un côté, la voie de l’amnésie, de l’improvisation et du dialogue illusoire, qui mène inéluctablement à la fragmentation, à la vassalisation de l’Est et à la fin de la souveraineté congolaise en tant que projet national. De l’autre, la voie du sursaut, exigeante et difficile, qui passe par le retour de la compétence, la réaffirmation du multilatéralisme comme bouclier, et le recentrage absolu de l’État sur sa fonction première : la défense du territoire.

 

La paix véritable, celle qui dure, n’est jamais la fille d’un compromis honteux avec l’invasion. Elle est, et ne peut être que, la petite-fille d’une souveraineté farouchement défendue, celle des Pères de l’Indépendance, jour après jour, par des institutions qui savent, qui se souviennent, et qui veulent. Une nation qui préfère l’oubli confortable à la mémoire exigeante, et les mirages consolateurs du dialogue à la clarté du combat pour son droit, est une nation qui, de sa propre main, rédige en toutes lettres son propre acte de décès. Le temps n’est plus aux incantations. Il est à l’action régalienne, fondée sur la mémoire retrouvée. Notre souveraineté n’a pas de prix, mais elle a un coût : celui de la compétence et de la volonté. Sachons le payer, avant qu’il ne soit trop tard.

 

*Léon ENGULU III*

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