Les embouteillages ont pris Kinshasa à la gorge, Jean-Baudouin Mayo alerte !

On ne cessera jamais de le dire, les embouteillages sur les routes de la capitale de la RDC deviennent un casse-tête et rendent non seulement la ville invivable, mais asphyxie également son économie. Un problème qui, selon maints analystes, n’a que trop duré et semble paraître insoluble parce que les autorités publiques le vivent sans pouvoir chercher à y remédier. Ce, malgré quelques tentatives de pistes de solutions qui ont toutes été des pétards mouillés. La preuve que ces autorités sont dépassées.
Pourtant, selon le compatriote Jean-Baudouin Mayo, la solution existe et selon lui, les mèmes autorités doivent s’évertuer à réflechir et la trouver parce qu’il y va de leur responsabilité. Mayo souligne que leur rôle n’est pas de laisser la population s’enfoncer dans ses difficultés sans leur apporter l’assistance nécéssaire.
C’est dans cet ordre d’idées qu’il met sur la table, un bon nombre de propositions, notamment en conseillant de mettre les feux de signalisation à tous les points de croisement importants des artéres parce que tel n’est pas la situation aujourd’hui, quand bien mème, cette opération ne demande pas de gros moyens au trésor public.
Dans le méme registre, il recommande de mener une action pédagogique intense en faveur des conducteurs et autres usagers de la route, en insistant sur l’obligation de s’arrêter au feu jaune.
Former les policiers commis à la circulation routière est également une préoccupation pour Mayo qui ne connait pas une seule école qui dispense une telle formation au sein de la PNC.
La répartition des policiers formés en shifts du jour et de nuit présenterait un avantage certain, dit Mayo convaincu qu’il faille appliquer des sanctions sévères à l’encontre des récalcitrants, quels qu’ils soient. Et instaurer les amendes à percevoir séance tenante, au besoin autoriser la police de confisquer les véhicules et les motos des récalcitrants.
La mise à contribution des associations des conducteurs des véhicules et des motos serait également une panacée, selon Mayo, tandis que l’Auditorat militaire devrait, lui, sévir contre la corruption et la mendicité ambiante des policiers sur la voies publiques. Les partis politiques qui ont comme mission légale, l’éducation civique des citoyens, devront à leur tour, se mettre aussi à contribution.
La construction des routes secondaires est recommandée par Mayo qui insiste sur le fait de durcir le ton en corsant la réglementation sur l’importation des véhicules et des motos et en supprimant le mode de transport des pousse-pousses que Mayo trouve rétrograde pour une ville comme Kinshasa, tout au moins à travers les grandes artères.
Aux autorités compétentes, Mayo exhorte d’y réfléchir pour éviter l’asphyxie totale qui ne manquerait pas d’amener à une catastrophe, parce que, la situation des embouteillages a dépassé le seuil du tolérable. Les responsables du secteur doivent se réveiller.
Le Journal
