Après la signature d’un mémorandum d’entente (M.O.U.) sécuritaire: Kinshasa et Washington regardent désormais dans la même direction !

 Après la signature d’un mémorandum d’entente (M.O.U.) sécuritaire: Kinshasa et Washington regardent désormais dans la même direction !

WASHINGTON, DC – APRIL 25: Democratic Republic of the Congo Foreign Minister Thérèse Kayikwamba Wagner (L) delivers remarks during alongside U.S. Secretary of State Marco Rubio at a Declaration of Principles signing ceremony with Rwandan Foreign Minister Olivier Nduhungirehe at the State Department on April 25, 2025 in Washington, DC. The U.S.-facilitated agreement promotes ending fighting in the region while bringing economic development between the two nations. (Photo by Kevin Dietsch/Getty Images)

La RDC est en train de vivre un moment diplomatique qui n’est pas anodin. En effet, un mémorandum d’entente (M.O.U.) sécuritaire entre la RDC et les États-Unis vient d’être signé récemmentbpar Thérèse Kayikwamba et Marco Rubio, dans un contexte où Washington cherche à consolider un partenariat stratégique avec Kinshasa.

Il s’agit d’un M.O.U. sécuritaire qui s’inscrit dans une dynamique plus large. Un mémorandum sur la défense et la sécurité conclu entre les deux pays, à la demande de Kinshasa. Ce texte vise à ouvrir la voie à un accord de coopération plus structuré, notamment dans un contexte où les États-Unis veulent sécuriser l’accès aux minerais critiques, essentiels aussi pour leur industrie de défense.

Le même cycle diplomatique a vu la signature d’un accord stratégique plus large incluant l’économie, les infrastructures et la sécurité, officialisé à Washington le 4 décembre 2025.

Même si le contenu détaillé du M.O.U. n’est pas encore public, les éléments disponibles permettent de dégager plusieurs axes probables : 1. Le renforcement des capacités militaires congolaises, les formations, les équipements, l’appui technique. La reprise ou l’intensification de la coopération militaire, déjà évoquée lors de rencontres antérieures entre responsables congolais et émissaires américains est également prise en compte.

2. La sécurisation des zones stratégiques qui stipule que les États-Unis ont un intérêt direct dans la stabilité des zones minières, notamment celles liées aux minerais critiques.

3. L’Inscription dans une stratégie régionale de façon que le M.O.U. arrive dans la foulée d’accords de paix et d’autres engagements bilatéraux, ce qui montre une volonté américaine de reconfigurer son rôle dans les Grands Lacs.

Kayikwamba continue de marquer des points…

La présence de Kayikwamba aux États-Unis sur fond des plusieurs rencontres, avec à la clé, les signaux diplomatique, tout cela a crée un climat propice à la signature d’un tel M.O.U. Et on voit se dessiner une mise en scène diplomatique où Washington cherche à se positionner comme partenaire sécuritaire majeur de Kinshasa.

Laurent BUADI 

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