Face à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC en proie à la guerre médiatique: Firmin Mvonde s’en va en guerre contre les propagateurs de fausses nouvelles !

 Face à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC en proie à la guerre médiatique: Firmin Mvonde s’en va en guerre contre les propagateurs de fausses nouvelles !

Le procureur général Firmin Mvonde vient, à travers un communiqué, de brandir l’épée de Damoclès sur la tête des oiseaux de mauvais augure qui exploitent l’agression de la partie orientale de la RDC par l’armée Rwandaise et ses supplétifs du M23 pour, non seulement, semer le doute et le trouble dans la conscience des Congolais, mais les démoraliser en diffusant des informations dénuées de bon sens sur les réseaux sociaux. Au moment où la guerre militaire se déroule à l’Est du pays, doublée d’une guerre informationnelle qui, elle, se déroule partout, le Procureur général a décidé d’entrer frontalement dans cette seconde bataille.

Les faits sont clairs, par sa décision, Firmin Mvonde ordonne des poursuites systématiques contre les auteurs de « faux bruits » liés à la guerre dans l’Est, il demande aux OPJ et aux magistrats de traquer ceux qui diffusent des informations susceptibles de décourager les FARDC et il vise particulièrement les réseaux sociaux, devenus un terrain fertile pour la désinformation en temps de conflit.

La levée de boucliers adoptée par Firmin Mvonde se justifie dès lors que, chaque crise majeure s’accompagne d’une inflation de rumeurs, de manipulations, de vidéos sorties de leur contexte, de faux communiqués, de comptes anonymes qui jouent sur la peur ou la colère.

Dans un contexte de guerre, cette propagation d’informations étonnées peut réellement démoraliser les troupes, semer la panique dans les populations, brouiller la compréhension internationale, et même servir les narratifs adverses.

Sur le principe, l’État à travers Firmin Mvonde, a raison de vouloir protéger l’espace informationnel. Aucun pays en guerre ne laisse la désinformation proliférer sans réagir.

Pour des activistes des droits de l’homme, la démarche du procureur général se défend mais sa réussite dépendra de la proportionnalité des poursuites, la clarté des critères (qu’est-ce qu’un “faux bruit” ?), la transparence des procédures et la capacité du parquet à distinguer désinformation malveillante et critique légitime.

Le Journal

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