Doudou Fwamba avoue que son ministère n’a pas de litige avec la chambre basse !

La tension à l’Assemblée nationale est réelle : le ministre des Finances, Doudou Fwamba, auditionné le 1er avril 2026 par la commission ECOFIN et Contrôle budgétaire en date du 1er avril 2026, en marge de l’examen de deux projets de loi sur les jeux d’argent et l’organisation du marché financier en RDC. La question liée aux finances de la situation préoccupante des finances à la chambre basse s’est également invitée à cette audition de l’argentier national.
Doudou Fwamba a insisté et laissé entendre qu’il n’y a pas de contentieux financier entre son ministère et l’Assemblée nationale. Il a affirmé la main sur le cœur, qu’il n’existe aucun litige financier avec la chambre basse, malgré les inquiétudes sur la situation budgétaire et la fragilité des recettes publiques. D’où il faudrait chercher le bouc-émissaire C’est à ce niveau que certaines langues ont laissé planer des indiscrétions du genre : ” le prédécesseur de Aimé Boji au perchoir aurait contracté une dette d’environ neuf millions USD au nom de la chambre basse et que chaque fois que le ministère des Finances alimente le compte de l’Assemblée nationale, la banque opère de retraits consistants pour revenir dans ses droits”. Difficile de confirmer ces allégations, une chose est sûre, le bureau de la chambre basse est embrassé.
Situation financière actuelle
Mais sur un autre registre, le ministre Fwamba a annoncé le 5 avril 2026 de nouvelles règles pour le paiement de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP) des entreprises en devises étrangères, visant surtout les secteurs minier et pétrolier.L’objectif poursuivi étant de convertir ces paiements en monnaie nationale afin de sécuriser les recettes publiques et limiter l’impact des fluctuations du taux de change. Parce que, cela mérite d’être signalé, les finances publiques restent fragiles, marquées par une dépendance aux revenus miniers et aux variations du marché international. Le dilemme, ce que d’un côté le ministre des Finances nie tout litige avec l’Assemblée nationale, ce qui vise à rassurer sur la transparence des flux budgétaires. De l’autre, les députés et autres observateurs dénoncent une situation financière alarmante, avec des tensions sur la trésorerie de l’État et des doutes sur la capacité du gouvernement à financer ses engagements.
La crédibilité du ministère est en jeu face au Parlement et à l’opinion publique, surtout dans un contexte où les réformes fiscales touchent des secteurs stratégiques.
Les risques et implications de cette situation sont tels que si la confiance entre le Parlement et le ministère s’érode, et cela peut bloquer l’adoption de lois financières dans les prochains jours.
Le Journal
