Guillaume Ngefa brandit le bâton sur les délinquants !

 Guillaume Ngefa brandit le bâton sur les délinquants !

Guillaume Ngefa, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, vient de taper du poing sur la table à travers un communiqué fustigeant le libertinage sur les réseaux sociaux autour de la conférence de presse du chef de l’État. C’est bien là, une manière de rappeler que l’État entend reprendre la main sur le débat public. En dénonçant le « libertinage » des réseaux sociaux autour de la conférence de presse de Félix Tshisekedi, le ministre met en lumière deux choses : la fracture entre le discours officiel et l’espace numérique où les réseaux sociaux deviennent un contre‑pouvoir, parfois irrévérencieux, qui échappe aux codes institutionnels.

En effet, dans son communiqué de presse, le ministre condamne avec la plus grande fermeté, les agissements d’une particulière gravité constatés ces derniers jours dans le cyberspace, caractérisés par la diffusion répétée de propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants à l’encontre du président de la République à la suite de sa conférence de presse du 06 mai dernier.

Le document souligne que cela ne saurait, en aucun cas, être couvert par la liberté d’expression et constitue des infractions dûment qualifiées, attentoire à l’autorité de l’État et susceptibles de porter atteinte à la cohésion nationale et au respect dûs aux institutions. Notamment au Président de la République qui incarne une institution dont l’intégrité, la dignité et l’honneur bénéficient d’une protection juridique renforcée.

C’est eu égard à ces manquements caractérisés, que le ministre a donné injonction aux autorités judiciaires compétentes de procéder à la mise en mouvement immédiate et systématique de l’action publique, pour procéder à l’identification technique, numérique et judiciaire des auteurs des publications incriminées, y compris ceux opérant à l’étranger, ainsi qu’â leur interpellation.

On sent que ce coup de colère du Garde des Sceaux traduit une inquiétude face à la perte de contrôle du narratif politique, surtout après une conférence de presse où Félix Tshisekedi a ouvert des débats sensibles (troisième mandat, élections conditionnées à la guerre dans l’Est et décoration de Fally Ipupa pour ses promesses à la sauce du Soft Power).

Une lecture en trois actes…

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a choisi le symbole du poing sur la table pour marquer son indignation. Dans son viseur, il y a le tumulte des réseaux sociaux après la conférence de presse de Félix Tshisekedi.

Pour la scène institutionnelle, le geste du ministre de la Justice traduit une volonté de réaffirmer l’autorité de l’État. Le ministre rappelle que la parole présidentielle ne saurait être livrée aux sarcasmes et aux dérives d’un agora numérique sans règles.

La scène numérique pris en otage par Twitter, Facebook et WhatsApp, voit la conférence de presse se transformer en foire aux commentaires : caricatures, détournements, punchlines improvisées. Ce « libertinage » est perçu par le pouvoir comme une menace à la gravité du discours officiel.

Pour la scène de la rue, le contraste est saisissant dans la mesure où, d’un côté, il y a le marteau du Garde des Sceaux qui veut cadrer le débat et de l’autre, une cacophonie populaire qui juge en ligne, sans robe ni tribunal.

Le Journal 

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