Après 2028: Le silence de l’UDPS alimente les doutes

 Après 2028: Le silence de l’UDPS alimente les doutes

Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a tenu à fermer la porte à toute spéculation sur la succession à la tête de l’État. Lors d’un meeting organisé le samedi 18 avril 2026 devant les militants du parti présidentiel, il a été catégorique : « Pas question de parler de dauphin tant que le chef est encore là », en référence au Président de la République, Félix Tshisekedi.

Cette déclaration intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. À mesure que l’échéance de 2028 se profile, la question de l’après-Tshisekedi commence à s’imposer dans le débat public, notamment au regard des équilibres institutionnels et des pratiques politiques généralement observées dans les partis au pouvoir.

Pourtant, du côté de l’UDPS, le choix est clair : aucun signal n’est donné en faveur d’une préparation de la relève. Ce refus d’ouvrir le débat contraste avec les dynamiques classiques, où les formations politiques anticipent la succession afin d’assurer la continuité et la stabilité de leur projet.

Ce silence, loin d’apaiser les esprits, nourrit plutôt les interrogations. Dans plusieurs cercles d’analyse, certains y voient une prudence stratégique, tandis que d’autres évoquent un flou qui pourrait traduire une absence de consensus interne ou une volonté de garder toutes les options ouvertes à l’approche de 2028.

Dans ce climat, les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle ou d’un aménagement du calendrier électoral refont surface, sans qu’aucune position officielle ne soit clairement exprimée par les autorités. Ces hypothèses, bien que non confirmées, participent à entretenir un climat d’incertitude politique.

En face, l’opposition reste vigilante. Elle réaffirme son attachement au respect de la Constitution et met en garde contre toute initiative susceptible de remettre en cause l’ordre institutionnel ou les acquis démocratiques.

Ainsi, loin de clore le débat, la position exprimée par Augustin Kabuya contribue à installer une zone d’ombre autour de l’après-2028. Entre prudence politique et stratégie de communication, le silence de la majorité continue d’alimenter les doutes sur la suite du processus politique en République démocratique du Congo.

 

La Rédaction

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