L’idée de Germain Kambinga et de sa « Constitution en soins palliatifs » a de quoi interroger...: La République sous perfusion !

 L’idée de Germain Kambinga et de sa « Constitution en soins palliatifs »  a de quoi interroger...: La République sous perfusion !

La Constitution congolaise, selon Germain Kambinga, n’est plus qu’un patient en fin de vie, branché à des soins palliatifs. On l’imagine, étendue sur un lit d’hôpital, entourée de juristes en blouse blanche, récitant des articles comme des prières. Le référendum, présenté comme une transfusion démocratique, serait l’ultime tentative de réanimation. Mais derrière le masque d’oxygène, une question persiste : veut-on sauver le malade ou préparer son héritage?

Dans ce théâtre politique, le mot « quatrième République » résonne comme une promesse de renaissance. Pourtant, chaque réforme constitutionnelle en RDC porte le parfum ambigu de la continuité du pouvoir. Le scalpel du changement peut être chirurgical, mais il peut aussi servir à prolonger la vie du même patient, sous une nouvelle identité.
Ainsi, cette lecture des faits invite à réfléchir : la Constitution est-elle vraiment condamnée, ou est-ce le système qui préfère la déclarer mourante pour mieux la remplacer? Entre soins palliatifs et chirurgie de l’avenir, le peuple reste le spectateur inquiet, attendant de savoir si la salle d’opération est un lieu de guérison ou de recyclage politique.
Germain Kambinga défend ouvertement l’idée d’un changement de la Constitution pour instaurer une quatrième République en RDC. Selon lui, la Constitution actuelle est « malade » et doit être remplacée par une réforme démocratique, via un référendum, qu’il considère comme un mécanisme fondamental de la démocratie.

DE QUEL CÔTÉ SE SITUE-T-IL ?
Leader du mouvement politique Le Centre, Germain Kambinga Katombe a réaffirmé cette position lors d’un café politique à Kinshasa le 27 mars 2026 pour soutenir l’avènement d’une quatrième République, ce qui implique un changement de la Constitution.
L’argument central mis en avant, selon lui, a pour base, l’article 23 de la Constitution qui garantit la liberté d’expression ainsi que l’article 218 qui autorise l’initiative de révision constitutionnelle.
Selon le patron de Le Centre, s’opposer au référendum revient à contester un mécanisme démocratique essentiel.
Les justifications avancées par cet acteur politique doublé de député et ministre étant la critique de la Constitution actuelle. En effet, Kambinga la compare à un « condamné à mort atteint d’une maladie incurable », en soins palliatifs. Il estime qu’elle ne peut plus répondre aux réalités du pays.
Il insiste également sur le fait que le débat constitutionnel n’est pas tabou et doit se dérouler dans un esprit pacifique et civilisé, comment ne pas faire attention à ce que declare dont le mouvement défend depuis 2017, cette idée de réforme profonde, qu’il considère comme une étape nécessaire pour refonder l’État.

Laurent BUADI

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