Eve Bazaïba tire la sonnette d’alarme : “Environ 337.000 réfugiés congolais sont désemparés au Burundi et en Tanzanie !”

Une fois rentrée de sa mission humanitaire au Burundi et en Tanzanie, la ministre d’Etat en charge des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale s’est livrée à la restitution au cours d’un briefing de presse co-animé avec son collègue de la Communication et Médias Patrick Muyaya, le samedi 17 janvier. La situation des réfugiés Congolais dans ce deux pays réfugiés était au centre des échanges
Dans son speech, Eve Bazaiba a lancé un appel à la solidarité nationale de tous les Congolais pour aider les congolais. A l’interne ou à l’extérieur du pays en leur demandant d’être des véritables soldats de l’armée numérique et du pays, parce que, a-t-elle révélé, il y a environ 250.000 Congolais réfugiés au Burundi. Les 250.000 sont parsemés dans environ sept sites et le gros lot se trouve dans le site de Busouma où vous avez 67.000 compatriotes, dont 30.000 enfants. Les populations sont dans une situation difficile. Que ce soit au Burundi ou en Tanzanie, le monde entier sait que le grand donateur de l’aide humanitaire, les États-Unis ont revu leur politique en cette matière. Et du coup beaucoup d’agences qui étaient sur le terrain en train d’exécuter à donner l’aide humanitaire, les Ong, mes organisations internationales ont plié bagage. Et les poids se retrouvent maintenant au niveau des pays d’accueil .

La ministre d’Etat aux Affaires sociales a indiqué que c’est un devoir pour nous, parce que ce sont nos compatriotes, quand bien même nous avons là déroger à la règle, car par principe, en droit humanitaire, le pays d’origine n’intervient pas directement envers ses ressortissants quand ils ont un statut de réfugiés.
“Mais à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Les Congolais ne sont pas arrivés là-bas en Tanzanie ou au Burundi par les faits politique ou par le problème de misère”, a-t-elle noté avant de remercier le chef de l’État et la première ministre pour avoir permis la réalisation de cette mission d’assistance aux réfugiés congolais parce que son rôle était d’aller apporter de l’aide humanitaire.
Elle a ensuite rapporté qu’une fois arrivée au Burundi, c’était un moment de beaucoup d’émotion parce qu’au-de là de leurs conditions, les Congolais vivent au rythme de la République démocratique du Congo, eux qui ne sont pas partis là bas pour des raisons économiques ou climatiques, mais à cause des hostilités armées et de l’agression extérieure, notamment attribuée au Rwanda. Cette réalité a plongé des milliers de familles dans une détresse extrême.
À l’étape de la Tanzanie, Bazaiba a laissé entendre que le nombre de réfugiés congolais est estimé à 87.000 personnes, avec plusieurs vagues successives depuis le début des hostilités. La plus récente vague compte près de 9.002 nouveaux arrivants, dont plusieurs familles disposaient déjà d’un statut de réfugiés enregistré. Ces populations vivent dans des conditions précaires, marquées par la promiscuité et l’incertitude.
C’est une situation de « véritable tragédie humaine », a affirmé Ève Bazaiba en disant s’ētre sentie personnellement bouleversée face à la souffrance des compatriotes rencontrés.
Concernant l’état d’esprit des réfugiés, la Ministre d’État a évoqué une atmosphère chargée d’émotion. Malgré la souffrance et l’exil, les Congolais rencontrés ont exprimé un profond attachement à la patrie.
Le Journal
